Dysplasie de la hanche ou les gênes maudits

La dysplasie de la hanche est de nos jours, l’une des maladies héréditaires des plus fréquentes chez les chiens de grande et très grande taille. Cette maladie est due à une augmentation rapide du poids et une calcification tardive. Bien qu’il s’agisse d’une pathologie génétique, elle ne peut pas être diagnostiquée à la naissance et n’apparait généralement pas avant le 4ème ou 5ème mois. La dysplasie de la hanche, également appelé dysplasie coxofémorale, se produit à cause d’une malformation de la hanche, au niveau de l’union entre la tête du fémur et la propre hanche, ce qui provoque une instabilité, des douleurs et parfois même un boitement.

La dysplasie des hanches est une maladie polygénétique, c’est-à-dire que plusieurs gènes sont impliqués dans son apparition et développement. Si un chiot ne possède pas les gènes  responsables de la dysplasie, il ne souffrira jamais de cette maladie même si les autres facteurs connus comme le surpoids ou une activité physique importante pendant la période de croissance sont présents.

displasia-caderaLa maladie peut avoir une multitude de symptômes différents selon chaque animal, difficilement identifiables sur des radiographies. Certains animaux peuvent souffrir de cette maladie de manière grave, avec la tête du fémur pratiquement hors de la hanche et ne présenter aucun signe clinique. D’autres, en revanche, peuvent en souffrir très légèrement et boiter sévèrement depuis très jeune.

Entre les signes cliniques de la dysplasie de la hanche, on peut souligner le balancement des hanches, une façon de courir très particulière avec un mouvement des pattes arrière simultané (comme un lapin), fatigue rapide, boitements alternés entre une extrémité arrière et l’autre, refus de jouer, de se relever lorsqu’il est couché, de monter les escaliers ou de monter dans la voiture.

Diagnostic de la dysplasie de la hanche

Le diagnostic de la dysplasie de la hanche se fait actuellement par radiographie de l’articulation de la hanche en extension. Le problème de cet examen est qu’il ne peut pas être réalisé très tôt. Le chien doit avoir au moins 12 mois ou 18 mois pour les races géantes.

Le procédé PennHip breveté par l’Université de Pennsylvanie permet de mesurer l’indice de distraction, et donc de calculer la probabilité que le chiot a de développer cette maladie à l’âge adulte. Cette méthode peut être appliquée très tôt, à partir de la 4ème semaine environ. Il s’agit donc du système le plus précoce pour diagnostiquer la malformation.

La méthode Disgen détecte simultanément 7 marques génétiques associées à la dysplasie de la hanche, déterminant la prédisposition génétique de l’animal à être atteint de la maladie avec une fiabilité de 95%. Pour le moment, seule la cartographie génétique du Labrador Retriever et du Berger Allemand ont été réalisées.

Races les plus affectés par la dysplasie

Selon une étude réalisée par la Fondation Orthopédique pour Animaux des États-Unis, le pourcentage le plus faible est celui des lévriers, avec 0,6% d’animaux affectés. Au contraire, les races les plus touchés sont le Berger Allemand, le Rottweiler, le Golden Retriever et le Labrador Retriever. Selon cette étude, les races dont le pourcentage est le plus élevés (plus de 50%) sont le Bouledogue Anglais et le Saint Bernard.

Traitement contre la dysplasie de la hanche

Tous les traitements existants, servent à améliorer la qualité de vie des animaux, car il s’agit d’une maladie contrôlable mais impossible à guérir.

Selon la gravité de la dysplasie que présente l’animal ainsi que les signes cliniques, on pourra Displasia-de-cadera-en-perrosavoir recourt à un traitement conservateur ou chirurgical.

Un traitement conservateur consiste à administrer des chondroprotecteurs qui ralentissent l’évolution de la maladie, réservant les anti-inflammatoires pour les moments de fortes douleurs. Ce traitement peut être accompagné d’un régime visant à diminuer la charge supportée par les articulations.

Un traitement chirurgical peut être une solution palliative ; extirpant la tête du fémur, généralement indiqué chez les chiens de petite taille ; ou une solution curative, en utilisant la symphysiodèse pubienne juvénile, la triple ostéotomie pelvienne ou le remplacement de l’articulation par une prothèse.

Il est évident que pour éliminer définitivement cette maladie, il est indispensable de retirer de l’élevage les chiens porteurs du gène car ce sont ceux qui le transmettent à leur descendance. Tous les éleveurs sont de nos jours, sensibles à ce problème ce qui a permis de diminuer considérablement le nombre d’animaux affectés. De nombreux clubs officiels de races tentent également de contrôler la maladie.

Dernières nouvelles


Une étude récente comparant la méthode PennHip avec la radiographie traditionnelle pour diagnostiquer la dysplasie, montre qu’environ 80% des animaux considérés sains selon la méthode traditionnelle, risquent en réalité de souffrir de dysplasie de la hanche selon la méthode de PennHip. Cette méthode est la plus fiable à ce jour, et permet de détecter très tôt le risque de souffrir de dysplasie de la hanche, permettant ainsi d’ajuster le style de vie et le régime alimentaire du chien pour retarder l’apparition ou diminuer la gravité de la maladie. Certaines organisations des États-Unis comme l’armée ou les écoles de chiens-guides utilisent la méthode de PennHip pour sélectionner leurs chiens.

Seule la responsabilité des éleveurs et des propriétaires de chien peut permettre d’éliminer cette maladie qui cause beaucoup de souffrance à nos animaux.

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